-----   Original Message -----

Frontière mexicaine.   Rosarito. Conversation avec la jeune vendeuse du magasin de souvenirs d’un   hôtel... pour Américains. Je lui dis que je cherche de la musique   mexicaine. Elle ouvre son petit lecteur de CD et me tend un album de Rosa Leon.   Ses yeux brillent. Elle veux me le donner. Voyant mon air surpris, elle se met   à rire et me fait comprendre que cette chanteuse est un symbole pour   elle : la prostituée qui traverse tout et réussit à la   scène. Je lui explique que je viens de Belgique. Elle ferme sa boutique   et me fait signe de la suivre. Nous marchons quelques centaines de mètres   puis elle s’arrête dans un chemin de terre et disparaît derrière   des plaques de tôle ondulée : son village. Maisons en zinc et bois   que j’aurais été incapable de reconnaître seul. Entretemps,   la nouvelle de ma recherche musicale avait fait son chemin parmi les habitants.   Une autre jeune femme vient me chercher et me fait comprendre que son mari tient   un magasin de disques un peu plus loin dans le ”nouveau village”   tout à fait reconnaissable celui-là. Et j’attends le commerçant   qui arrive tranquillement quelques minutes après. Il me dit qu’il   n’ouvre pas souvent vu qu’il n’y a pas beaucoup de clients...   Il ouvre donc à la demande... Deux petites vitrines avec des titres américains   on ne peut plus courants et trois ou quatre albums de type "folklorique".   Ne trouvant évidemment pas ce que je cherche (je   trouverai plus facilement à Tijuana ou chez les chicanos de L.A.), j’achète   un Linda Ronstadt (Canciones de mi padre) pour lui faire plaisir. C'est devenu   un de mes albums préférés... - geo -

 

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